Shin'Uet

À Montréal, 2008, printemps

30-03-07

Mars pluvieux

Rafale de pluie en pleine nuit
Fragrance de langue maternelle en os

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半夜两点的寒雨
骨头里母语的香味

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Rebelle

C'était à un après midi du printemps de 16 ans, j'ai écris mon premier poème, titré "Pigeon rebel". Cette voie poétique a une origine rebelle.

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29-03-07

Connaissance de la main

Parfois, je ne sais pas combien je t'aime
Mais ma main si!
Elle serre toujours le portable
Posé sur mon coeur
En attendant ton sms

(corrigé par Louise-Frédérique, Version chinoise, écrit le soir 26.08.2002 dans le bus ligne 42,  Shanghai)

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Mélodie

Calmée, la nuit
Des vagues s'approchent de loin
Quelqu'un repare un didou ancien

(corrigé par Louise-Frédérique, Version chinoise, 06.1995)

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Enième prison

"Il ne sait pas que c'est une prison au sein de son coeur, ou c'est son coeur emprisonné dans une espace inconnue. "

1

A l'ère où les oiseaux n'ont pas encore eu d'ailes, au sein d'un pays lointain, il y a une prison. Dans une de ses cellules, il se trouve six hommes, condamnés à mort, tenu dans une espèce en poivrière de trois mètres de diamètre à la base et trois cents de haut, en attente de leur exécution. Tous les jours la nourriture et l'eau sont transmit par une petite fenêtre sur mûr.  Cette prison est de très hautes technologies et le fonctionnement quotidien est parfaitement effectué par des systèmes informatiques et mécaniques.

Le temps passe et le deuxième printemps arrive, ils sont encore dans l'attente de leur mort. Tous les jours, toutes les heures et même toutes les minutes ils se parlent et se font parler, à la seule intention de conserver leurs mémoires du passé et de l'histoire de leur arrestation.

Quatre ans plus tard, ils commencent à se demander s'ils soient oubliés dans leure cellule. Une révolution a eu lieu en dehors a renversé le régime? Alors cette prison, d'une siège secrète et discrète, a été oublié par l'avancement de  l'histoire?

coniqueIl y a un tout petit trou au fond des trois cent mètres de haut de la cellule, le ciel, qui est juste un point rond exigu vu en bas. Le temps passe, peu à peu une angoisse met ses mains sur ces hommes. Ils se trouvent que leur mémoire est en cour de se perdre, alors qu'ils parlent toujours les mêmes choses jour après jour. Ils commencent à mettre en cause la véracité de ce qu'ils parlent, et la raison qu'ils s'y sont trouvé. Un parmi eux déclare même qu'ils sont dans le paradis. Cette allégation audace est tout de suite critiqué d'être un blasphème, car toutes les nuits ils font la prière dans leurs songes pour que le dieu puisse les emmener à un endroit qui est apparu dans un des leurs rêves.  Dans les six mois suivant ils s'acharnent à dormir et rêver, et s'échangent des lieux visités dans leurs voyages de songe.  Aucune trace de l'existence du temps s'est laissé au milieu des mûrs blancs coniques.

2

Driz se réveille de son cauchemar, visage aux sueurs, peau grillé comme dinosaure. En dehors de la fenêtre quelques branches frissonnent dans l'air obscure du matin, et il se disait que ce n'est pas le jardin à l'extérieur de la prison.

Driz est un petit employé dans une boîte de commerce qui mène une vie comme tout monde. Depuis deux mois le même cauchemar de prison l'a obsédé. Dans ces songes parfois il est un des six hommes,  parfois un esprit sans corps flottant en air, parfois il n'est qu'un mûr de cellule. Le temps du prison passe d'un songe à l'autre, pourtant il porte toujours la même impression sur prison au réveil: yeux plein ouverts et mine pâle.

Il paraît qu'il est le seul qui porte le mémoire de tous les six hommes. Il se rappelle des détails de ses rêves: le neuvième ride au front du troisième prisonnier, une frisson de vent dans la quatrième nuit de leur emprisonnement.... Il essaie d'écrire ce qu'il a vécu dans les rêves, et a même envie d'écrire un journal pour ses six hommes de songe. Un jour il a écrit un texte de journal ci-dessous:

" Il fait le jour ou la nuit? Depuis tellement longtemps le ciel a été gris. Tant suis je tourmenté! Je ne sais pas que je dois rester ici pour combien d'années, et je pourrai vivre pour combien d'années. Je n'ai même aucune idée que j'ai 56 ans ou 58 ans cette année! Je déteste et aime cet endroit. j'aime mes copains, sans eux je n'aie pas pu survivre pendant tant d'années. La mémoire sur le monde de l'extérieur est si vague, et je ne me rappelle plus comment j'ai été transmit ici. La mort est tellement lointaine, et en même temps proche."

Il pense aux prisonniers à déjeuner; il pense à la petite fenêtre de cellule dans le métro. Alors qu'il a raté le RER pour le boulot, oublié un rendez vous vendredi soir avec une copine, et même perdu trois portable en un mois. Il souffre à tout moment comme les six hommes dans son songe.

Peu à peu il se trouve du mal à identifier si sa vie quotidienne est la réelle, ou celle-ci s'évolue en songe est sa vraie vie? Il comprend très bien que les deux sont différentes, mais il ne voit pas la différence entre les deux.

3

Innombrable d'année plus tard, un jour quelques touristes trouvent six corps dans un trou dans une ruine antique. Ils sont en blanc, peaux et habits non pourris, aux yeux fermés, tranquillement avec un sourire fragile sur leurs visages.

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27-03-07

Mars de Paris

Le printemps arrive à Paris. 19h, ballader de Babylone à Mabillon à St-Michel, l'air porte le parfum de mars, de printemps! Les beaux Parisiens et belles Parisiennes se présentent partout dans la ville. Je respire comme à l'âge de 16 ans. C'est un peu un des plus beaux moments dans ma vie, j'aime Paris, J'aime respirer à Paris!

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24-03-07

Voix déchue

Il y a une voix déchue, cachée dans l'air glacial d'une forêt polaire.  Elle est loin de ta bouche et tes souvenirs. Tu ne sais même pas si tu l'as vue par hasard dans la vie. Une voix déchue, exilée et lointaine.

Il y a un garçon, timide et taciturne. Il se trouve du mal à s'exprimer dans la vie urbaine, auprès des commerçants, banquiers et artistes. Le matin il aperçoit sept oies sauvages traverser le ciel par fenêtre, dans la rue il rencontre sept mecs qui le demandent une cigarette. A la tombée de nuit, il rentre dans sa chambre. En regardant les mûrs autant silencieux que lui, il souffre de son muet de coeur.

Personne ne connaît son passé et il s'en fout de tous. Le narcisse devant sa fenêtre s'épanouit alors que le printemps s'approche. La fleur le regarde, de tendresse et de sympathie.

Il a rencontré le narcisse dans un des ses milliers de songes qui portait une beauté de fée. Il a demandé au garçon pourquoi il ne parle pas dans la vie quotidienne, pourquoi il est muet de coeur.

Le scrutin du gouverneur de la cité aura lieu dans peu de semaines, tout le monde en parlent dans la rue, les cafés et les tabacs, ainsi que le web. Le garçon regarde, dans les cafés, à la terrasse de son école, ses copains et les inconnus, sans un mot. Plus ou moins il est méprisé par son entourage, étant considéré comme taciturne, sans idée, lâche et nul.

Sept jours plus tard, dans un nouveau songe, il se transforme en un blog virginal, sans un billet avec une toile de fond noire, dans la communauté de Blogspot.com, où il y a innombrable de blogs blancs.  Il dort très bien cette nuit, et respire de douceur au réveil.

Au huitième matin, il est trouvé mort au lit, d'une mine souriante et la bouche ouverte.

(à continuer)

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22-03-07

Il paraît que les blogs chez canalblog ne sont plus accessibles en Chine depuis avant hier.

Posté par shinuet à 19:21 - Français - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Shanghai

"On va s'embrasser au fond de quel boyau
Et dit à dieu à ce monde de merde
"

shanghaibikeCe sont les dernières lignes du poème Écriture non dédiée à un copain du Dovey en mars 2004, un homme 10 ans plus âgé que moi, marié, ayant un enfant et un emploi stable. Il mène une vie comme ça et a écrit ce vers pour ces copains, qui sont tous ses lecteurs.

Ma vie a été bien semblable, comme ses copains et d'autres petits jeunes culturels de Shanghai. Tous les jours on va au boulot sous la pluie ou du soleil, jour après jour, printemps après été. On faisait un peu de culture, et les présentait sur notre forum ou blog. On faisait des petits spectacles, lectures ou d'autres rencontres, discrètement et indifféremment comme le rendez-vous des voyous à la tombée de nuit. On comprenait qu'est-ce que c'est l'Etat.

Les Shanghaiens aiment bien porter un prénom étranger car ils sont indifférents de tous, y compris leur identité chinoise. "L'identité de Chine est ce que Pékin porte, et ça ne me regarde pas. "

Les Shanghaiens ne t'écoute pas si tu leur parles des choses sérieuses, qui semble incompatible avec leur façon de vivre, de survivre et de se faire du plaisir. Ils ont leur façon de vivre et ils n'ont pas trop de choix. Les artistes ne font rien, et ce sont des petits jeunes artistiques qui travaillent.

Il y a des poèmes
Qui ne pourraient jamais être rappelés
Sans lecteur
Et n'ont été même jamais écrit
Comme des innombrable arbres constants dans cette ville
Ils n'ont pas eu la chance de survivre après avoir choisi d'être acharné
La majorité
Oubliée

---  "La masse"  19.07.2002

Les poètes se révoltent.  Ils ne connaissent ni comprennent plus que les autres. Ils se révoltent comme ils veulent et personne ne les jette un coup d'oeil. Sur la terre maigre où ils ont grandi, ils sont nothing.

Les Shanghaiens ne donnent pas facilement leur confiance, comme dans le reste du pays. Ils sont humbles et corrects, ne croient en peu de chose, sauf l'argent. Best seller écrivaine Annbaby disait: l'argent est la seule chose qui pourrait la faire sentir la sécurité.

Un oiseau gris vole d'un arbre à l'autre, entre le toit et le ciel gris. Il est petit, solitaire et correct. Il n'a pas de souvenir.

(Photo from shanghaiphotos.net , by Digi)

Posté par shinuet à 16:56 - Français - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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