22-11-09
À sept heures du matin
À sept heures du matin
de l'alcool restant dans ton cerveau
crie, comme le signal d'alerte de metro
sur un accident
À sept heures du matin
tu erres en dehors de ta maison
en ce fin novembre
en comprennant tout le monde dans leurs maisons
À sept heures du matin
à partir de la douleur
qui se communique sur ma personne
je me retrouve dans un petit navire dans le loin océan
19-11-09
Je suis toujours un danseur seul sur une ruine de culture.
24-10-09
Pluie de fin automne
Mille rivières de pluie se place sur ma fenêtre
comme une tristesse ne se tient plus sur le ciel.
22-10-09
Río de Montréal
Dans un café italiano au plateau, petit, caché dans une petite rue tranquille à 3 heures de l'après midi, la porte moitié ouverte en invitant le soleil viril entrer en plein vigueur. Je m'amuse de ce petit après midi montréalais ensoleillé fin automne. Un jour je me souviendrai toutes ces beautés et douceurs dans cette vie.
L'amour pour une ville ou un endroit se fait a travers l'accumulation de beauté dans la vie là. Je t'avoue que parmi toutes les villes où j'ai vécu, Montréal est particulier. Dans ce petit café italien cet après midi je me souviens de l'Europe, l'air du vieux continent dont j'étais tellement familier, le soleil d'un après midi dans la place à vieux Lyon quand je passais une heure avec des amies dans un vieux café à côté... mais ici la culture se pose d'une manière calme et zen, comme un résultat qui s'est sorti d'une longue navigation maritime. Elle est loin de toutes les réalités présents, lourdes, sombres ou tendues à l'autre côté de l'océan. C'est l'histoire qui vit ici, l'histoire réfugié, qui se pose dans cette petite île dans le grand nord du planète, vivre, nostaligia, et évoluer.
11-10-09
Au dessus du chalet de vent
Parfois j'ai l'impression que ma langue française a besoin d'évoluer, comme toujours. Je suis souvent un artisan de langue qui maintient et renouvele la maison de mes langues. Une raison pour laquelle j'aime l'espagnol est qu'il n'y a pas de ''je'' en parlant espagnol.
Fermer les yeux, écouter la silence des feuilles dehors qui dansent dans le vent d'automne. Je commence à comprendre que l'importance d'une bonne rencontre est celle qui apporte la relève du vent dans ton âme, avec lequel le courant s'avance au lit de rivière. Il faut également que l'âme soit le monde entre le ciel et cette terre qui contient tout.
Gracias à dios. Je revois ce jardin de joie.
07-10-09
Something about love
Let's talk about love.
Au printemps 2009, en avril, où la fraîcheur d'hiver n'avait pas encore décollé, un jour, je baladais avec une copine dans le quartier de Jarry. C'était une journée ordinaire comme les autres, comme une feuille blanche dans un cahier de feuilles blanches.
Mais, quelques mois plus tard, aujourd'hui, je me souviens de ce jour, je suis rappelé par quelque chose dans cette journée.
Oui, je me souviens. Ce jour là, quand on baladait dans ce quartier tranquille au nord montréal, il y avait un vent, frais, humble, une brise qui a l'air invisible, mais rend effectivement quelque chose pénétrer mon bleu chandail de printemps et me ferra en souvenir. Oui, je me souviens du vent de ce jour, pendant cette balade, qui a pénétré dans mon souvenir de sa manière naturelle, avec toutes les branches au long des rues et la lune sur le ciel bleu nocturne.
Oui, il y a du vent.
Qui réveille.
Peut-être trente ans plus tard je ne serai plus à Montréal. Mais toutes ces branches au long des rues, ce ciel nocturne en bleu, avec la tranquillité dans le quartier avant l'arrivée de l'été, demeurent dans mon âme, avec ou grâce au vent de ce jour là, de ce jour ordinaire.
Rien ne s'était passé en matière de l'amour. Mais, il y avait du vent..
Je me souviens aussi d'un des milliers de jours pendant que j'étais encore.. enfant, a little boy. En été, il n'y a pas d'école( j'en étais tellement joyeux pour les vacances d'été de deux mois!!! ). Tous les après midi je fesais la sieste sur la chaise à coucher dans le couloir devant la porte de chez moi. Chaque sieste a l'air d'un voyage interminable et chaque fois au réveil, j'étais tellement joyeux, sans raison, juste joyeux pour me retrouver d'avoir rentrer dans ce monde, à la fin d'un voyage chanceux ou malheureux dans mon royaume de rêve.
Et quelques années plus tard, je suis tombé amoureux de la première fille... dans mon cœur.
Il faut un long sommeil avant de l'arrivée d'une brise qui réveillerait..
19-09-09
Iron Road
Il n'y a pas de différence essentielle de motivation quand à l'immigration chinoise entre la fin du 19e siècle et aujourd'hui en Amérique du Nord. Nous sommes venus pour une meilleure vie, pour que nos enfants déjà ou pas encore nés ne subissent plus les merdes de l'empire du moment. Les Chinois ne défendent pas leur langue ni leur culture natale. Ils se font naître et mourir comme les fleurs en vallée, qui se dispersent dans le vent. Ils sont en nature.
La musique de Er Hu pénètre tout le film, comme une épée nostalgique qui touche mon âme. Tant déchirante quand on part du pays natal, en s'engageant dans des affaires que l'on connait peu, tandis que le spectateur devant la scène sait que ce départ peut être définitif et sans retour. Un film peut rappeler l'histoire. Si elle était vraie, elle portera toujours une beauté, comme ces fleurs rouges au long du chemin de fer.
Ces Chinois ne sont pas à honorer. Ils sont là, au ciel, au sol; leurs descendants apportent un genre de douceur dans cette société grâce à leur culture d'origine; ils sont naturels, meurent et naissent.
12-09-09

13-08-09
Nostalgie
8 heure du soir
quand le ciel assombrit
les lumières de foyer s'allument dans les fenêtres des buildings en face de la fenêtre de mon bureau solitaire
au centre ville de Montréal
qui m'apportent un peu de
nostalgie
dans laquelle je pense au souper de maman
mon frère et mon papa
qui entouraient la table de cuisine
avec, ou sans leur grand fils
un désir indescriptible me prend
un sentiment que je cherchais souvent à négliger
ou à oublier
me prend
quand les larmes commencent a remplir mes yeux
une chaleur se bat dans mon cœur
qui me font repenser
à
ma
famille
11-08-09
La dernière lettre de Shin'Uet
Quand j'ai reçu cette lettre de Shin'Uet, qui venait de l'autre côté de l'océan, il était déjà mort. L'information se circule plus vite d'un courrier ordinaire dans notre époque. Une enveloppe blanche et carrée, le style que je suis bien familier. La nouvelle de sa mort ne s'est pas largement transmit et il n'y avait que quelques personnes spécifiques au courant. «Enfin tu es mort! Mon vieil ami..» Je me disais.
J'ai déchiré la marge de l'enveloppe dans laquelle il y a trois pages blancs et un page rempli des mots. Je n'arrivais pas à reconnaitre si c'était son vrai manuscrit. Depuis 25 ans je n'avais jamais lu son manuscrit pendant que beaucoup de chose devraient s'être passé dans la vie de mon maudit ami.
Alors je commençais à lire le quatrième page. C'était une invitation écrite en sa langue natale, dans laquelle il m'invitait de visiter sa maison dans le pays où il habitait, en indiquant que dans cinq jours je recevrais aussi un billet d'avion. « Ca serait une découverte » Je me disais. « Ça doit être une belle maison blanche avec sa belle femme et deux enfants. » J'imaginais..












